DITES STOP AUX INFECTIONS URINAIRES

Infection urinaire - cystite Les infections urinaires touchent deux millions de personnes, essentiellement des femmes. Bien que sans gravité dans la majeure partie des cas, elles peuvent devenir une gêne au quotidien et gâcher la vie. Vous trouverez dans cet article Esprit Santé une information complète sur les remèdes et les règles de prévention pour que l'infection urinaire ne soit pour vous qu'un mauvais souvenir.

Les symptômes

En médecine, le terme d'infection urinaire rassemble toutes les infections qui touchent une ou plusieurs parties du système urinaire :

- Une infection de l'urètre (conduit qui permet d'évacuer l'urine (et le sperme chez l'homme)) provoque une urétrite, une inflammation souvent très douloureuse qui peut provoquer d'intenses sensations de brûlures lors de la miction (c’est-à-dire le fait d'uriner). L’urétrite est une infection transmissible sexuellement (ITS) courante chez les hommes.

- Lorsque les bactéries remontent l'urètre et prolifèrent au sein de la vessie (qui fait office de réservoir d’urine), elles produisent une inflammation de la vessie : la cystite. Elle est de loin la forme d’infection urinaire la plus courante.

- Dans le cas d’une complication d’une cystite non traitée ou mal traitée, les bactéries peuvent aussi remonter plus loin jusqu'aux reins où elles provoquent une forme sévère d'infection urinaire : la pyélonéphrite. Elle désigne l’inflammation du bassinet (cavité du rein collectant les urines).

C’est en recherchant la présence de bactéries anormalement présente dans l’urine (l’urine est normalement exempte de micro-organismes) que le médecin confirme le diagnostic d’infection urinaire. L’examen s’appelle l’ECBU (examen cytobactériologique). Dans un premier temps, le médecin peut utiliser des bandelettes urinaires qui révèlent en une minute la présence de polynucléaires neutrophiles (globules blancs) et de nitrites, signes d’infection.

Les causes

Les infections urinaires touchent essentiellement les femmes car la position de leur urètre, situé à côté de l'anus et du vagin facilite le passage des bactéries vers le système urinaire. Et comme l'urètre est court, les microbes risquent d'atteindre rapidement la vessie. Dans plus de 90% des cas, le germe responsable est un colibacille (notamment Escherichia coli, une bactérie pathogène de l’intestin qui se retrouve en nombre aux environs de l’anus). Ainsi, après être allée à la selle, il est recommandé de s’essuyer avec le papier hygiénique de l’avant vers l’arrière afin de ne pas contaminer l’urètre avec des bactéries provenant de l’anus, et de nettoyer régulièrement et avec soin les régions anale et vulvaire.

D’autres circonstances favorisent également leur apparition chez la femme adulte : les relations sexuelles, l’utilisation d’un diaphragme comme moyen contraceptif (qui empêche la vessie de se vider complètement) et de spermicides, les pantalons trop serrés et les sous-vêtements en fibres synthétiques (qui favorisent la transpiration et la multiplication des germes), la grossesse en raison de la pression exercée par le bébé sur le canal urinaire, la ménopause qui s’accompagne d’une baisse des défenses de la muqueuse.

Les solutions

Bien que sans gravité, l’attaque douloureuse et invalidante (brûlure en urinant, impression d’avoir toujours besoin de vider sa vessie) pousse à se soigner sans tarder. Malheureusement le traitement par antibiotique n’est pas délivré sans ordonnance. Et si l’infection survient le week-end, il faut appeler un service d’urgence. Une solution : se résoudre à employer un moyen simple, boire de l’eau et respecter des conseils d’hygiène. « Un tiers des infections disparaissent spontanément si l’on boit deux à trois litres d’eau dans la journée », explique le Pr Haab, chef du servie Urologie à l’hôpital Tenon à Paris, et interviewé par Femme actuelle.

Côté prévention, il faut boire beaucoup d’eau, uriner après chaque rapport sexuel, ne pas retenir trop longtemps son envie d’uriner, ne pas utiliser de produits agressifs pour la toilette intime de crainte à détruire la flore vaginale, veiller à avoir un transit régulier. Pour les femmes ménopausées qui ne prennent pas de Traitement Hormonal Substitutif (THS), utiliser des traitements estrogèniques locaux (crème ou ovules). Et pour celles qui sont sujettes aux récidives, adopter le pur jus de cranberry (canneberge) qui a prouvé son efficacité à réduire significativement le taux de rechutes.

Et chez l'homme ?

Les infections urinaires ne touchent pas les hommes et les femmes de la même manière et avec la même fréquence. Chez l'homme en raison de la longueur de la verge, l'urètre est plus long, ce qui explique un moindre risque de cystite. L'urétrite est le type d'infection le plus fréquent chez l'homme. Il s’agit dans la majorité des cas des infections par Chlamydia et le gonocoque (bactérie responsable de la gonorrhée).

Par ailleurs les organes du système reproducteur (testicules, prostate) étant reliés au système urinaire par l'urètre, les hommes sont susceptibles de subir une expansion de l'infection vers les organes de la reproduction : prostatite, épididymite (infection des épididymes, organe jouxtant les testicules), orchite (infection des testicules). Également, le développement d'une hyperplasie de la prostate chez l'homme de plus de 50 ans va augmenter le risque d'infection urinaire. La prostate prenant un volume plus important gène le fonctionnement normal de la vessie, où l'urine va séjourner plus longtemps et va favoriser la rétention des bactéries.


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