HYPNOTHERAPIE : UNE SEANCE SOUS ETAT DE SOMMEIL EVEILLE

L'hypnose

Definition

Selon le Docteur en psychologie, Didier Michaux, l’hypnose est « un mode de fonctionnement psychologique pendant lequel le sujet se détache des contraintes externes et internes qui caractérisent son fonctionnement de veille. Ce détachement est perçu comme une libération et permet de lever, chez le sujet, une partie des résistances qui en lui s’opposent au changement thérapeutique».

Application

Le principe de l’hypnothérapie est de remplacer les blocages inscrits dans l'inconscient ( souffrances, traumatismes, symptômes douloureux ) par des émotions positives, en les recouvrant ou les supprimant. L'hypnose est donc une forme de relaxation profonde qui permet aux suggestions et visualisations positives d'atteindre l'inconscient et ainsi de le libérer des blocages et émotions négatives anciennes.

La pratique de l’hypnose s’est considérablement développée ces dernières années. Son intérêt thérapeutique est largement reconnu aujourd’hui, notamment dans le traitement du stress et des troubles psychosomatiques.

Certaines consultations peuvent également être proposées lors d’une démarche de perte de poids, pour des problèmes de comportement alimentaire (boulimie, anorexie), des phobies pour arrêter de fumer, de boire, autres dépendances ou pour faciliter la grossesse et l’accouchement.

Pour autant, elle dépasse le cadre classique de la psychothérapie et est pratiquée dans de nombreux domaines médicaux et paramédicaux dans le but d’améliorer la relation patient-thérapeute et dans une lutte contre la douleur. Cette dernière incite les hôpitaux et personnels soignants à réduire le recours aux produits analgésiques et à développer des méthodes non médicamenteuses de prise en charge de la douleur.

Pratique

La pratique de l’hypnose repose en grande partie sur l’emploi des suggestions directes afin d’amener le patient à modifier ses sensations et ses modèles de comportement. Mais dans de nombreux cas, la participation active du patient est nécessaire pour favoriser le processus thérapeutique. Ainsi l’hypnose cherche à susciter le changement en encourageant la reprise de confiance et le retour à l’initiative du patient. Elle se traduit par une diminution de la résistance au changement , par une meilleure ouverture à soi et par une amplification des capacités de réorganisation psychique.La pratique thérapeutique de l’hypnose ne suppose aucun « don » particulier de la part du thérapeute. Toutefois, l’hypnose demande de sa part une attention particulière et un bon niveau d’entraînement qui lui permet de s’adapter à la diversité des réactions des patients. Notamment, l’hypnopraticien doit avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer son activité hypnotique au cœur de sa thérapeutique.Avant la première séance d’hypnose, un entretien est d’abord nécessaire, sans engagement, pour permettre au thérapeute de bien cerner le problème du patient, et de voir s’il peut l’améliorer. Cet entretien permettra aussi au patient de se rassurer quant au déroulement des séances, de comprendre comment l’hypnose fonctionne et de poser toutes les questions qu’il désire. A l’issu de cet entrevue, qui peut durer une heure, les rendez-vous des séances sont programmés.Lors d’une séance d’hypnose, le patient est généralement assis - pour ne pas faciliter l’endormissement -, yeux fermés, et rêve simplement à quelque chose d’agréable, pendant que le thérapeute lui parle. Ainsi le praticien amène son patient dans un état hypnotique, une sorte de « veille paradoxale », d’un « lâcher prise », facilement mobilisable chez pratiquement tous les patients. Il est important de savoir que le patient est toujours totalement conscient. Il n’a pas à parler mais sait tout ce qui se passe. Il peut arrêter la séance à tout moment, s’il le désire. Une séance dure de 15 à 20 minutes, la consultation totale 30 à 40 minutes. L’hypnose fait partie des « thérapies courtes » . Les résultats obtenus sont la plupart du temps rapides et ne demandent pas de longues périodes de traitement. Toutefois, le nombre de séances varie en fonction du trouble à corriger. Il faut compter entre 3 et 4 séances en moyenne pour les premiers bénéfices, bien que ceux-ci puissent intervenir dès la première séance.

Les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale et les prix varient de 40 à 100 €.

Formation

Les écoles proposent des formations approfondies sur l’hypnose, sur 2 ou 3 ans. Leur financement est assuré soit de façon individuelle soit par le biais des établissements de santé (formation professionnelles continue). Elles s’adressent essentiellement aux professionnels de la santé (psychologues/psychiatres, infirmiers et médecins, anesthésistes, sages-femmes, kinésithérapeutes, etc). Aussi ils interviennent directement au sein des hôpitaux pour une formation brève à différentes techniques de relaxation et de communication issues de la pratique hypnotique.
L’objet de ces formations est d’intégrer progressivement et sans trop de difficultés l’hypnose dans la propre pratique thérapeutique du professionnel et ainsi améliorer la prise en charge des patients anxieux et douloureux. Elles donnent les différents outils intervenant dans la communication au patient et une approche progressive et structurée de l’induction hypnotique.

Des écoles :
IFH – Institut Français d’Hypnose ; Centre de recherche et de formation à l’hypnothérapie et à l’hypnoanalgésie à Paris (75) Xtrëma – Institut d’Hypnose à Paris (Bosc-Hion - 76)ARCHE – Académie de Recherche et Connaissances en Hypnose Ericksonienne à Paris (75) ECH – Ecole Centrale d’Hypnose sur Paris, Lausanne, Nantes, Annecy et Montpellier EFH – Ecole Française d’Hypnose à Toulouse (Saint-Jean - 31) ESHE – Ecole supérieure d’Hypnose Ericksonienne dans le Sud-est (Aix-en-Provence – 13)

Livre

Le grand livre de l’hypnose , d’Yvon LHERMITE, Edition Trajectoire, 239 pages (23 aout 1997) - 20,85 € Hypnose : Secrets et techniques , de Bernard LANCELOT, Edition Originel –Charles Antoni, Collection Neurosciences, 195 pages (18 juin 2008) – 20 € L’hypnose pratique en 11 leçons , de Jean-Paul GUYONNAUD, Edition Grancher, Collection Le Corps et l’Esprit, 130 pages (17 janvier 20001) – 15 € L’hypnose médicale , du Dr Jean-Marc BENHAIEM, Editions Med-Line, 250 pages (octobre 2003) – 27 € Hypnose : Evolution humaine – Qualité de Vie – Santé , d’Oliver LOCKERT, Editions IFHE, 696 pages – 36 € Métaphores – Les histoires qui guérissent , d’Oliver LOCKERT, Editions IFHE, 432 pages – 30 € Monsieur ma femme, Madame mon mari – Dix histoires de guérisons exceptionnelles grâce à l’hypnose , de David CALOF, Editions IFHE, 488 pages – 32 €

Pascale Orfeuille (92) atteinte de sclérose en plaques, 2007.

Je suis Pascale, écrivain de policiers et en fauteuil roulant depuis quelques années déjà, suite à une SCLEROSE EN PLAQUES.

Jean-Luc Roigt (L’hypnopraticien) est une rencontre de hasard qui devenait nécessité.
Suite à une relation téléphonique suivie, la confiance s'est installée.
A la première entrevue, les sourires se sont épanouis donc la thérapie par l'hypnose pouvait commencer. Mon souhait était de diminuer un tout petit peu la douleur chronique qui me dévorait la vie.

Installée dans un endroit sécurisant j'ai laissé Jean-Luc me guider dans la transe. Mon inconscient que je remercie, m'a dévoilée des images occultées et oubliées par le conscient.
Feue ma grand' mère m'y attendait personnalisant la douceur. Une anfractuosité de rochers breton encore tiède de soleil m'accueillit, dans laquelle je puise désormais pour résoudre ma demande. Réminiscences de vacances d'enfance. J'y ai trouvé aussi le poste de radio, préalablement défini comme symbole de la douleur, et en esprit ma main a trouvé le bouton du volume de la douleur et je l'ai diminué...

Résultat, en deux transes épuisantes, je ne SOUFFRE PLUS. Je peux me mettre en auto-transe pour juguler mes contractures douloureuses. Je ne prends plus d'antidouleur du tout : plus de myo relaxant, ni baclofène relaxant du système nerveux central, ni oxybutinine calmant du nerf sacré.

Mon prochain objectif à l'aide de l'hypnose est la remise debout entre deux cannes anglaises et me déplacer verticalement. Et je retrouve assez de force pendant dix secondes pour être debout. Alors j'ai déjà les béquilles! Le retour sanguin de mes jambes est redevenu normal, plus de jambes pieds violets ou d'engelures...

Je n'oublie pas de remercier encore une fois mon inconscient!

HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE!

Expertise

De nombreuses études scientifiques ont démontré que l’utilisation de l’hypnose pour atteindre des objectifs de toutes sortes décuplait les résultats obtenus. Cependant, il est parfois difficile de déterminer dans quelle proportion les bénéfices proviennent de l’effet hypnotique lui-même ou du contexte général des interventions.

Par exemple une étude de 2001 [1] montre que sur 43 patients, 90,6% abandonne facielement le tabagisme grâce à l‘hypnose (traitement de 6 mois à 3 ans). Cela conclut que l’hypnose est une technique possiblement efficace pour arrêter de fumer.

Ou encore, en 2008, une petite étude pilote [2] a suivi 12 patients souffrant de douleur chronique généralisée pendant 10 semaines en leur apportant 1 séance de 30 minutes d’hypnose de manière hebdomadaire. Les résultats montrent une diminution significative de l’intensité moyenne des 25 symptômes répertoriés (douleur, fatigue, problèmes de concentration, etc.). De plus, les patients rapportent une amélioration générale de leur qualité de vie et persistant 1 an après le traitement.

De même, selon les résultats d'une étude comparative par «American Health Magazine» (février 2007) :
• Psychanalyse : 38% d'amélioration après 600 rencontres.
• Thérapies conventionnelles : 72% d'amélioration après 22 rencontres.
• Hypnothérapie : 93% d'amélioration après 6 rencontres.

[1] Barber J. (2001) Freedom from smoking : integrating hypnotic methods and rapid smocking to facilitate smoking cessation. In : International Journal if Clinical and Experimental Hypnosis ; Vol. 49, I. 3, p. 257-266.

[2] Grondahl J.R. and Rosvold E.O. (2008) Hypnosis as a treatment of chronic widespread pain in general practice : a randomized controlled pilot trial. In : BMC Musculoskeletal Disorders ; Vol 9, p. 124.

Histoire

L’histoire de l’hypnose débute au XVIIIème siècle avec Franz Anton Mesmer . Ce médecin Viennois venu à Paris cherche à provoquer et à utiliser des états et des conduites autrefois interprétés comme surnaturels. A cette époque, il parle de « crises magnétiques » et sont induites par l’administration d’un fluide par le magnétiseur. La maladie était conçue comme un blocage du corps à la circulation du fluide. Le retour à la santé supposait la levée de ce blocage. La crise et son agitation spectaculaire correspondait au moment clé où le fluide administré par le magnétiseur allait permettre de forcer ces blocages internes.Plus tard, le marquis de Puységur, disciple de Mesmer , met en évidence la capacité de certains sujets magnétisés à agir et communiquer. Cet état est désigné comme « sommeil lucide ». Cette interaction verbale somnambule-magnétiseur ébauche la démarche psychothérapique.Cette première partie de l’histoire avant la Révolution Française est marquée par un essor extrêmement rapide. Le magnétisme intéresse les français quelque soit leur couche sociale. En ce qui concerne les médecins, nombreux sont ceux qui vont adopter cette pratique. Cet engouement conduit d’ailleurs les autorités médicales à demander une expertise de cette pratique. Après examen, la réalité physique du fluide et la réalité des effets thérapeutiques observés sont constatées. Toutefois, en 1784, la pratique magnétique sera interdite sur la base d’un rapport secret remis au Roi et mettant l’accent sur els risques d’épidémie sociale et les dangers pour les mœurs.Le terme « hypnotique » apparaît dans le Dictionnaire de l’Académie Française en 1814. Mais c’est bien plus tard, dans les années 1840, que le médecin Ecossais James Braid fait la transition entre le magnétisme animal et l’hypnose. Il remet en question la cause mentale –les pouvoirs de l’imagination- des phénomènes magnétiques et l’explique par une cause plus physiologique : une fatigue des centres nerveux liée à la paralysie de l’appareil oculaire. Son apport consiste surtout à proposer une nouvelle méthode de fascination fondée sur la concentration du regard sur un objet brillant, méthode censée produire des effets plus constants et plus rapides que les anciens procédés des magnétiseurs, et une théorie reposant sur la notion de fatigue mentale.Enfin à son entrée à la Salpêtrière en 1852 (servant autrefois d’asile pour femmes pauvres), le neurologue Jean Martin Charcot contribua à réhabiliter l’hypnose comme sujet d’étude scientifique en la présentant comme un fait somatique propre à l’hystérie et une méthode d’investigation.

Depuis, l’hypnose devient un sujet d’intérêt croissant pour les médecins et fait l’étude de nombreux travaux, utilisant l’action des métaux, des aimants et de l’électricité sur des patients hystériques. Plusieurs écoles et courants de pensée vont s’opposer qui montrent finalement la complexité et le caractère mouvant de ces phénomènes.

Reglementation

Aucun règlement ou organisme ne contrôle la pratique de l’hypnose. La prudence est donc de rigueur.


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