CE JEUDI 8 MARS : 30ème ANNIVERSAIRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME

Vivement de la journée... de la femme. Campagne 2012 careVive les femmes ! Certaines recevront des fleurs, d'autres un « bonne fête ». Mais toute la gent féminine est mise à l'honneur ce jeudi, à l'occasion de la journée mondiale de la Femme. Retour sur les origines de cette fête célébrée depuis trente ans en France.

Les dates clés qui ont conduit à la naissance de cette journée

Tout débute, le 8 mars 1910, où une confédération internationale de femmes socialistes issues du plusieurs pays se regroupent afin de manifester en faveur du vote des femmes. Quatre ans plus tard, en 1914, les Allemandes réclament le droit de vote. Elles l'obtiennent finalement l'année où la Première guerre mondiale prend fin. De leur côté, les femmes françaises l’obtiennent en 1944. Effectif le 20 avril 1945 lors des élections municipales, celui-ci est alors davantage considéré comme un symbole. Puis, le 8 mars 1948, des milliers de femmes défilent dans les rues des grandes villes de l'Hexagone pour revendiquer l'égalité des droits et de meilleures conditions de travail. Outre-Manche, les Américaines ne sont pas en reste et battent elles aussi le pavé.Il faut finalement attendre le 8 mars 1977 pour la journée mondiale de la femme soit officialisée par les Nations unies. La France attend, quant à elle, 1982 pour instaurer de manière officielle cette journée dédiée aux femmes. C'est depuis l'occasion, chaque année et depuis 30 ans, pour des associations et groupes de femmes militantes de revendiquer une évolution du statut de la femme dans la société mais aussi, de fêter les victoires précédemment obtenues.Ainsi aujourd’hui, plusieurs événements vont rythmer la journée des femmes partout en France. Elles sont célébrées à travers des manifestations, des colloques, des débats et autres expositions visant à réclamer l’égalité salariale, la parité et la lutte contre les violences. De nombreuses associations sont attendues également à l’appel du collectif national pour les droits des femmes pour manifester à Paris en fin d’après-midi, de Nation à Bastille. « Le 8 mars est une journée de lutte, on est là pour affirmer un rapport de force », a dit Suzy Rojtman, la porte-parole du collectif.Source : francesoir.fr

Encore pas tout à fait égales

La journée du 8 mars est l’occasion de rappeler à l'opinion publique que tous les combats menés par les féministes ces dernières années n'ont pas suffi à effacer certaines inégalités et certaines violences que notre République doit bannir d'urgence.

Malgré des progrès depuis 20 ans, les femmes restent en effet moins payées que les hommes, jusqu’à 20% de moins, et sont plus souvent à temps partiel et au chômage, tout en continuant à assumer la majorité des tâches domestiques, a confirmé l'Insee ce jeudi.D’autre part, les violences faites aux femmes et l’inégalité dans le couple restent un problème d’ordre mondial. « Une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint », rappelle la LMDE, mutuelle nationale étudiante.

La route : un nouveau terrain de bataille pour la femme

A l'occasion de la Journée de la femme, la Sécurité routière lance une nouvelle campagne pour mobiliser les femmes pour une route plus sûre et pour faire changer le comportement des hommes au volant. Leur moyen de pression : convaincre leurs "hommes" (mari, fils, ami, père) d'abandonner leurs mauvaises habitudes de conduite comme la vitesse ou l'alcool au volant.Il faut savoir que 75% des automobilistes tués sur les roustes sont des hommes. Plus les pratiques sont à risques, moins les femmes sont représentées parmi les conducteurs.Les statistiques le montrent : 92 % des conducteurs impliqués dans des accidents mortels avec un taux d'alcool positif sont des hommes. 83 % des condamnés pour homicide involontaire sur la route sont des hommes. Et 91 % des permis invalidés appartiennent à des conducteurs.Ainsi la Sécurité routière a demandé à Marie Desplechin, écrivain, d'écrire un « Manifeste pour mobiliser les femmes ». Une quinzaine de lignes pour appeler les femmes à signer le Manifeste et pour qu'elles s'engagent à ne plus s'accommoder d'un comportement masculin dangereux qu'elles acceptaient jusqu'alors "par tendresse, par lassitude, par habitude".Source : allodocteurs.fr

Un événement sexiste ?

Si une seule journée par an est consacrée aux droits des femmes, doit-on comprendre que les 364 autres les occultent ? Avons-nous vraiment besoin d’une journée spécifique pour nous rappeler que des inégalités subsistent entre les hommes et les femmes ? Quelle est la pertinence de cette journée en 2012 en France ? Pour Lydia Guirous, présidente de l'association féministe « Future, au féminin », cette journée n'a pas lieu d'être et devrait être supprimé.L’engagement pour l’égalité homme-femme « est un engagement quotidien que cette journée vient ridiculiser. C’est une journée sexiste, qui dessert réellement les femmes (…) et qui augmente le clivage homme-femme.»Selon Lydia Guirous cette journée est notamment révélatrice du paradoxe des discours des féministes. En effet, « si ce mouvement féministe qui prône "l’égalitarisme" est aussi égalitaire qu'il le prétend, il devrait également promouvoir une journée de l'homme » …Source : nouvelobs.com

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